Au Mali les enseignants engagés dans les écoles privées se trouvent dans des conditions très critiques
Conditions de travail:
Dans notre pays, les écoles privées occupent une grande place dans l’éducation des enfants. Du primaire au secondaire, les enseignants n’arrivent pas à vivre de leur travail. Les conditions de travail sont médiocres, le salaire est dérisoire et pas de retraite dans la plupart des cas.
Témoignage:
En écrivant mon billet j’ai rencontré un enseignant des écoles privées à Koutiala, niveau secondaire, qui a décidé de témoigner en anonymat. Selon le témoin, il est sortant de la Faculté des Langues et des Sciences Humaines (FLASH) de l’université de Bamako. Il est dans l’enseignement dans les écoles privées depuis 2010. Il a été permanent avec certains promoteurs. Mais actuellement, il est prestataire dans les écoles privées à Koutiala. Il se déplace d’une école à une autre pour exécuter ses heures. À savoir que les heures ne sont payées de la même manière et le taux horaire varie d’une école à une autre. Selon lui, certains promoteurs attendent jusqu’à la fin de l’année scolaire pour payer les enseignants. En cas de renvoi de l’enseignant ou du refus de paiement du promoteur, l’enseignant n’a aucune défense. Pas d’assistance sociale, pas de retraite et on constate l’absence totale des prérogatives accordées aux autres travailleurs au Mali. Et voilà après 10 ans de travail, mon témoin reste à lui seul dans cette situation et il appelle le gouvernement à la rescousse.
Par ailleurs, le gouvernement peut assister à ces écoles privées afin qu’elles soient une vraie fonction pour les enseignants qui se trouvent dans ce secteur. Pour ce fait, le gouvernement doit accompagner les promoteurs qui sont en règle dans le traitement des enseignants et redresser ceux qui ne sont en règle.
SaliaBenYoussouf
